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Démissionner pour créer une entreprise

La création d'entreprise est en plein boom ces dernières années en France. Avec un essor des activités en ligne notamment et un fort regain pour le statut de freelance, qui séduit de plus en plus d'ex-salariés. Entre reconversion professionnelle et vocation ancrée depuis des années, les solutions pour sauter le pas sont nombreuses :

  • Congé pour création d'entreprise;
  • Licenciement;
  • Rupture conventionnelle;
  • Démission...

Des solutions qui n'ont pas toutes que des avantages, et qu'il faut bien analyser pour éviter les soucis (financiers notamment). Le point dans cet article sur la démission pour création d’entreprise, avec un point de vue objectif sur le sujet.

Alors, bonne ou mauvaise idée de démissionner pour créer sa boîte ? En général, on a tendance à penser que c'est une mauvaise idée, et pas forcément la voie royale. Le risque est en effet très élevé pour le salarié pour une raison majeure : l'absence de droits à l'ARE (allocation de retour à l'emploi) et d'autres indemnités qui sont souvent une aide précieuse au moment de se lancer.

Un besoin financier important au moment de se lancer

En effet, lors d'une création d'entreprise, les besoins financiers sont souvent importants. Pas uniquement pour le développement de votre activité (tout dépend de ce que vous faites), mais aussi et surtout pour vivre au quotidien. Sans ARE, sans indemnités, vous ne disposerez alors d'aucun revenu régulier. A l'inverse d'un licenciement ou d'une rupture conventionnelle, qui peuvent vous ouvrir des droits à Pôle Emploi, et vous permettre de lancer votre entreprise tout en ayant un revenu chaque mois.

Sachant qu'un projet de création d'entreprise dure en moyenne 9 mois, et que certains poussent jusqu'à 2 ans avant de déterminer si un projet est viable ou non, il vous faudra donc avoir les reins solides ou un soutien financier annexe pour assumer les frais liés à votre création d'entreprise et à votre quotidien tout court.

A noter également que vous ne pourrez pas non plus bénéficier de l'ACCRE au moment de l'immatriculation de votre entreprise si vous démissionnez. Une aide en moins qui n'est pas négligeable.

Quelles solutions alors ?

Comme évoqué plus haut, le congé pour création d'entreprise est une alternative très intéressante. Renouvelable et d'une durée d'un an, il vous permet en effet de quitter votre entreprise en testant votre projet, tout en ayant la certitude de retrouver votre emploi à l'issu de votre congé, si votre projet n'a pas abouti. Une assurance qui n'a pas de prix...

Ce n'est toutefois pas la solution optimale, car vous ne disposerez pas non plus de revenu pendant la période de votre congé, et il faut malgré tout avoir un revenu annexe conséquent. La meilleure solution reste donc la rupture conventionnelle ou le licenciement, car vous bénéficiez à la fois des indemnités de rupture du contrat de travail, et des aides de Pôle Emploi.

Et la suite...

La suite, c'est le saut dans le grand bain :) Business plan, recherche de financements, statuts juridiques, pacte d'associés, extrait de kbis,... autant de termes qui peuvent vous paraître barbare aujourd'hui mais qui feront partie de votre quotidien très rapidement. Vous pourrez trouver de nombreux services en ligne pour vous aider dans vos démarches et vous permettre d'avancer sereinement en vous concentrant sur votre projet, vos échéances, et surtout la réussite de votre entreprise.

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